Interview : La Brigade [Académie Hip Hop Français, octobre 2000]

Mardi 10 Octobre 2000.
Studio de maquettage de EMI à Courbevoie.
Présents lors de l’interview : Frédo, Base (Cens Safara), D.Vice et Acid.
Présents en studio : 2frey et John Deido.
Questions : Bax et Nemanja

PRESENTATION DU GROUPE.

Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui vous ne vous connaîtraient pas…
Base : La Brigade c’est toujours 12 personnes dont les 8 agents que les gens connaissent déjà et qui ont opéré sur l’album « Le Testament » sorti en 1998. On ne sait pas encore combien nous serons sur le prochain album mais le groupe reste toujours avec le même nombre de membres.

Acid_ Frédo_ John_ BaseQui sont les 4 Brigadiers qui étaient absents du « Testament » ? (étaient présents : Base dit l’Agent du Paranormal, 2Frey l’Expert, John Deido l’Agent Spécial, Le K.Fear aka le Théoricien, D.Vice l’Agent X, Acid l’Alchimiste, Doc K le Pacificateur et Frédo l’Agent Double NDLR)
Base : Les 4 autres sont l’Eclaireur (Ziko), la Cellulle d’Appui, l’Agent Tactique (Kalifa) et le Brigadier Fantôme.

Justement… Qui est ce Brigadier Fantôme ?
Base : Toujours le même gars qui refuse de divulguer son identité.
Frédo : Si on dit son nom, il ne s’appellera plus le Brigadier Fantôme.
Base : Comme c’est pas un concept qu’il a pris pour faire du style, il va rester fantôme (rires).

Vous avez évolué dans d’autres formations avant la Brigade ?
D.Vice : Chacun avait un petit groupe avant et la plupart ont été dissous.
Base : On s’est rendu compte que l’union faisait la force. Isolé chacun dans un coin, c’est difficile d’arriver à son objectif. Pour nous, se rassembler sous le concept de la Brigade d’après les conseils du Brigadier Fantôme, c’était une manière d’atteindre nos objectifs. La Brigade, c’est les individualités et les différences cultivées pour mieux servir nos motivations. Chacun a une origine différente, une éducation différente, vient d’une ville différente et on se sert de ça pour avancer.

Comment s’est passée votre réunion à tous les 12 ?
D.Vice : On se connaissait plus ou moins tous de vue à cause des festivals, des soirées. Vu qu’on avait des affinités, on a décidé de se réunir.
Frédo : C’est surtout sous l’impulsion du B.F. que nous connaissions tous chacun dans notre coin et c’est lui qui a décidé de nous rassembler.

L’ORGANISATION A 12.

ED.Vice & Acidtant donné votre nombre, il doit y avoir des problèmes d’organisation. Comment ça se passe pour savoir qui va poser sur quoi etc… ?
Base : On ne sait jamais à l’avance qui va poser sur quoi…
Frédo : Sauf Acid (rires).
Base : Ouais Acid, il pose partout (rires).
D.Vice : En fait, y a un son et un thème qui sont donnés et après chacun voit par rapport à ses affinités. Et quand y a trop de monde sur un morceau, celui qui a le moins bon passage s’écarte.
Acid : Chacun a ses thèmes de prédilection et donc chacun s’élimine tout seul par rapport au thème.
Base : C’est super important d’avoir de l’objectivité quand tu travailles aussi bien au niveau du son que tu fais que des lyrics que tu écris. Si ta performance est au détriment du morceau, il faut savoir s’effacer et laisser sa place à quelqu’un d’autre. Si y a un son que tout le monde kiffe, il va y avoir plein de monde dessus… Si y en a qui n’aime pas le son ou le concept du morceau, ils ne posent pas dessus… Sauf Acid qui pose partout (rires).

LE HIP HOP.

Vous êtes actifs dans d’autres disciplines du Hip Hop que le rap ? Vous avez commencé dans une de ces disciplines avant de venir au rap ?
Acid : Y en a qui dansaient, d’autres qui salissaient les murs (rires)… De toute façon, à part si tu arrives aujourd’hui, tu ne peux pas arriver pas au rap tout de suite.
Base : Chacun a commencé dans une des disciplines : Acid était dans la danse, Frédo taggait, je taggais…
D.Vice : Moi je « zouloutais » sur la capitale (rires).

Quel est pour vous l’esprit Hip Hop idéal ? Quel est-il actuellement ?
Base : Moi je sais pas ce que c’est l’esprit Hip Hop. Il y a 15 ans, quand on a commencé dans le Mouvement, il y avait une idéologie lancée par Africa Bambataa qui avait pour but que la jeunesse défavorisée soit représentée et que les gens s’unissent. Il voulait qu’ils s’unissent pour, comme je l’ai dis, être représentés mais aussi faire naître des idées, prendre des positions, créer une nation… Ce mouvement a voyagé et s’est développé grâce à la musique à travers le monde…
La force du Hip Hop c’est que chacun, avec son concept et sa différence peut cultiver quelque chose. Il y a une base comme pour chaque culture mais après je pense que chacun peut développer SA philosophie du Hip Hop. Maintenant, dire qu’il y a UNE idéologie Hip Hop et UNE représentativité du Mouvement qui est de telle couleur… je sais pas si on peut le dire. Je le répète, y a une base qui est Afrika Bambataa mais maintenant chacun peut faire ce qu’il veut à sa sauce et c’est ça la richesse du Hip Hop. C’est ça qui fait, contrairement au rock, que ça ne s’est pas effacé.
A partir du moment ou le rock a été dilué ou repris par un certain Establishment, il a perdu le lien avec ses racines et c’est devenu n’importe quoi.
Acid : Le Hip Hop est tellement vaste aujourd’hui… il touche tellement de cultures différentes qu’il y a forcément beaucoup d’angles d’approche mais à sa base, je le ressens contestataire, revendicateur. Mais bon, tout le monde ne peut pas contester… Chacun voit la vie à sa façon et ça va se ressentir dans son Hip Hop. Un mec qui est content de vivre dans son pays va avoir un Hip Hop « joyeux ». C’est pour ça qu’on ne peut pas dire que le Hip Hop « c’est comme ça et pas autrement» parce qu’il touche tellement de pays et qu’on ne connaît pas toutes leurs façons de vivre… Regarde, aux Etats Unis, ils ressentent plus le Hip Hop par rapport à l’argent, nous on est plus des gueulards… C’est ça qui fait la force du Hip Hop.

John Deido & BaseMais on est bien d’accord sur le fait que la base, c’est celle prônée par Africa Bambataa « Peace, Unity, Love & Having Fun »…
Acid : Ouais c’est ça… Unité, Revendication, Education…

MILITANTISME.

Vous êtes un des groupes français les plus actifs pour ce qui est du militantisme. Actuellement, dans quelle lutte êtes-vous physiquement engagés ?
Base : Déjà pour nous, ça va de soit : rapper et militer c’est lié. Ça se voit dans nos albums et dans nos vies personnelles, par rapport à nos métiers, à ce qu’on fait en dehors du rap. Chacun de notre côté s’efforce de faire quelque chose.
La première chose, ça a été de montrer que même si on vient de HLM ou de certains quartiers on est capable de créer quelque chose, de s’unir. C’est ce qu’on a fait en créant la Brigade, en créant une société qui s’appelle Marché Noir Productions. On a voulu faire quelque chose qui soit connu et reconnu à travers la France et en même temps, essayer de s’associer à un maximum de mouvements ou de causes. Actuellement (l’interview date d’octobre – NDLR), il y a un film qui est sorti sur la vie de Patrice Lumumba…
Frédo : Réalisé par Raoul Peck.
Base : On a été le voir parce que c’est quelqu’un qui a mis 10 ans à réunir les fonds pour monter son film. Dès lors qu’on dénonce certaines choses ça devient difficile. C’est pour ça qu’on demande au plus de gens possible d’aller voir ce film pour soutenir le réalisateur et encourager ce genre de personnes à continuer à prendre des initiatives… comme un jeune qui monte sa marque de fringues par exemple. Dès lors que c’est quelqu’un qui se démène pour dénoncer des choses ou sortir de sa condition, je crois que c’est important de le soutenir. C’est ce qui s’est passé quand la Brigade a sorti son premier maxi : les jeunes de nos quartiers l’ont acheté pour nous soutenir.
Acid : Aujourd’hui quand tu rappes, tu es écouté par des gens qui t’idéalisent. Ce n’est pas une faute ou quoi que ce soit mais dans ce que tu dis, tu dois être clair. Il faut savoir prendre position et réfléchir parce que si demain tu dis « prends des guns et tire partout », il y en a qui le feront. Il y a peut être des gens un peu plus faibles qui vont prendre ce genre de messages au premier degré. C’est pour ça qu’on afficher clairement ce qu’on veut et ce qu’on ressent. C’est ça le rap.
Base : La première lutte est spirituelle. Il faut s’élever spirituellement, c’est le plus important. Aujourd’hui, si une personne veut s’en sortir, elle doit se cultiver, c’est super important. Il n’y a pas d’âge pour apprendre. Quelqu’un qui n’est pas informé, pas cultivé, pas au courant de ce qui se passe, c’est quelqu’un qui ne veut pas s’en sortir. On a les outils autour de nous même si tu habites au fin fond de la France, dans une cité ou autre, il y a les moyens d’apprendre et de s’en sortir. C’est comme ça qu’on arrivera à dépasser notre condition. Les barrières sont avant tout dans la tête.


C’est un discours un peu à part dans le rap français, où la tendance actuelle majeure est de se lamenter sur son sort. Vous avez toujours été de l’avant et encouragé les autres à faire de même en se cultivant, en s’organisant…
Base : Ce qu’on a mis 5 ans à faire, si on avait eu un autre discours, si on avait fait un autre rap, on aurait mis beaucoup moins de temps. On aurait peut être mis beaucoup moins de temps à signer en maison de disque. On n’a pas de regret. Notre objectif, c’est que notre discours soit entendu et qu’on dure dans le temps. C’est ça le rap. Des coups d’éclat, c’est facile à faire mais perdurer dans le temps, c’est pas à la portée de tout le monde.
Acid : Les classiques que tu réécoutes et que tu réécouteras demain, c’est des groupes qui ne disent pas de conneries qui les ont fait. C’est des gens sérieux ce qui fait qu’ils produisent une musique intemporelle.

Cette signature tardive justement, n’est-elle pas due au fait que vous faisiez peur en revendiquant votre négritude ? On vous a souvent taxé d’afrocentristes.
Acid : Nous sommes Noirs. Charité bien ordonnée commence par soi même mais ça veut pas pour autant dire qu’on n’aime pas les autres. J’ai entendu des gens dire qu’on est racistes…


… Et que c’est pour ça que vous avez fait le duo avec Pierpoljak, pour vous refaire une image.
Base : C’est un problème culturel. On peut débattre longtemps sur ce genre de sujet. Je crois qu’on est dans un pays où ce qui prime c’est UNE culture. On voudrait qu’on soit tous pareils, qu’on se comporte et qu’on pense de la même manière. En France, à partir du moment où il y a l’arrivée d’une nouvelle culture c’est un danger. Il y a une recherche d’uniformité. Mais ce n’est pas possible : la France aujourd’hui c’est Mamadou comme Jean-Paul ou Abdel.
C’est pour ça que des jeunes Noirs issus de l’immigration se mettent à dire « on est Noirs » ça choque. Pourtant, ce n’est pas parce que tu es fière de ta culture et de ce que tu es que ça va à l’encontre des gens. Il faut montrer à nos enfants qui nous sommes et d’où nous venons et leur apprendre la culture à laquelle nous appartenons. C’est comme ça qu’on arrivera à exister dans le monde.
Je pense que les problèmes qu’il y a dans les banlieues, dans les cités sont souvent dus à des personnes en manque d’identité, de repères. Pourquoi on apprend l’histoire très tôt ? Parce que ça donne à la jeunesse des repères. Alors pourquoi voudrait-on que les jeunes issus de l’immigration oublient la culture de leurs parents ?
C’est pour ça qu’on n’a jamais réagi par rapports à ce genre de critiques. Si tu veux vraiment connaître un groupe, tu dois oublier tes préjugés. Si tu arrives avec des idées toutes faites, on peut débattre 10 ans tu ne changeras pas d’idées. C’est pour ça qu’il faut se cultiver.
D.Vice : Dans un pays tel que la France, qui est hautement multicolore et ethniquement diversifié, quelqu’un qui est raciste, c’est quelqu’un qui n’est pas objectif, qui refuse de voir tout le côté bénéfique que les différentes cultures peuvent apporter.
Acid : On est pas assez cons pour passer notre journée à insulter les racistes et tomber dans le même trip qu’eux.
D.Vice : Il y a certains groupes de rap qui dans leurs textes recherchent toujours la rivalité. Si tu n’entends pas ça dans nos textes, c’est parce qu’on pense que ça n’apporte rien.

Frédo(Acid se prête au jeu de l’interviewer) : Que pensez-vous du terme « ghetto » très utilisé dans le rap français ? Avez-vous déjà vu un ghetto en France ? Est-ce que c’est pas plutôt les rappeurs qui ghettoïsent là où ils vivent ?
D.Vice : Ca dépend…

Acid (à la Brigade) : Vous êtes allés à Soweto, vous avez vu de vrais ghettos…
Base : On ne fait pas les enchères de la pauvreté « moi j’ai souffert plus que toi »… Il faut éviter de le faire. En France, il y a une partie de la population qui vit dans des conditions qui sont abusées. C’est « la France que tu ne trouves pas sur les cartes postales ». Il y a un vraie hypocrisie sur l’existence d’une partie de la population… Il y a une absence de représentativité des Noirs, des Arabes, des Asiatiques dans l’audiovisuel.
Quand il y a des reportages sur l’école, quand il s’agit de bonnes notes on va voir le « bon petit Français » mais quand il s’agit de dire qu’il y a eu des agressions on va interviewer Mohamed ou Ibrahima. En France, il faut arrêter de parler de ghetto mais pas aux Etats Unis ou en Afrique du Sud comme disait Acid. Mais en même temps, y a certaines cités… c’est abusé. Il y a une vraie tension qui monte entre ces quartiers et l’Institution en général. C’est ça le vrai problème qu’on a.

Vous dites dans un morceau « Je sais ce qu’on va dire / mais ils sont cons ces gosses / c’est con à dire mais je m’attache aux causes et pas aux conséquences »
Acid : Ce qui entraîne les causes va entraîner les conséquences. C’est logique. Il vaut mieux traiter le problème à la racine.
Base : C’est exactement ça. Sinon tu ne fais que de la répression et pas de prévention. Quand un jeune devient délinquant, il faut regarder ce qui a fait qu’il est sorti de l’école à 16 ans par exemple. Il faut prendre le mal à la racine. Si tu le fais, tu peux t’en sortir. Si nos parents nous donnent une certaine éducation et qu’ils s’attachent à faire en sorte qu’on apprenne les règles de la société, à vivre en communauté etc dès l’enfance, c’est parce qu’ils veulent qu’on ait les structures et la force de pouvoir dépasser les embûches.
D.Vice : Si un jeune devient délinquant, c’est que souvent il y a eu un problème dans l’éducation. Aujourd’hui l’éducation est faite pour une élite alors qu’il faudrait qu’elle soit adaptée aux différents individus. Mais ça arrange certains : imagine que tous ces gens là aient continué. Il n’y a déjà pas de place en fac… Pour la plupart des délinquants, s’ils avaient eu les moyens d’éviter les délits qu’ils ont commis, ils l’auraient fait… ça n’excuse pas tout pour autant, mais il faut resituer certaines choses.

Est-ce que certains parmi vous sont parents ?
D.Vice : Pas tous, mais il y en a qui sont éducateurs…
Base : On n’a pas de môme de 5 ans donc on peut encore parler trop d’éducation.

Et le fait d’avoir des enfants… ça a changé votre façon d’écrire ?
Base : Si tu écoutes « la mort n’est qu’une étape », c’est clair que ça a changé la façon d’écrire de ceux qui sont parents. Avant d’avoir des enfants, tu es le seul à assumer le poids de tes actes. Mais dès lors que tu as un enfant…
D.Vice : Même si tu n’as pas d’enfant, tu vois ceux des autres grandir et tu grandis en même temps. Quand tu vieillis, tu as une responsabilité par rapport à eux parce que tu auras eu l’expérience.

MAJORS ET AUTOPRODUCTION.

Vous êtes passés de l’autoprod’ à une grosse maison de production (Barclay). Est-ce que ça a eu une influence sur votre travail ?
Acid : Non parce qu’en fait, tout avait été fait avant de démarcher les maisons de disque. En fait, on a tout auto-produit sur le dernier album comme on avait fait pour les maxis. C’est important de travailler avec une major au niveau de la distribution, de la qualité… mais pour ce qui est de l’artistique, ça, c’est notre boulot.

Donc, vous confirmez vous aussi que les histoires de directeurs artistiques qui font modifier à un artiste son travail, c’est faux.
Acid : Le boulot du directeur artistique, c’est de dire ce qui vend et ce qui ne vend pas. Après libre à toi d’écouter ou non.
D.Vice : Nous, on est arrivé avec un concept donc on ne pouvait pas s’éloigner de ça. On est venu avec ce qu’on voulait dire et Barclay nous a pris tel quel.
Acid : Si le produit qu’on a proposé a plu, ils n’allaient pas demander de changer quoique ce soit.
Frédo : On est arrivé avec notre identité de la Brigade mais on avait enregistré « le testament » en auto-production et c’est ça qu’on a présenté à Barclay. Ils ont eu un droit de regard dessus mais pas la possibilité de changer quoi que ce soit. Il  y avait déjà toutes les chansons qui sont sur l’album qui est sorti. Ils nous ont juste demandé de rajouter des morceaux.
Acid : On avait l’habitude de gérer le bizness et l’artistique mais à un certain moment, il y en a un des deux qui va bouffer l’autre. Et nous on voulait pas que le bizness bouffe l’artistique.
D.Vice : Le seul truc qui ait changé du fait qu’on soit dans une major, c’est qu’on attend de nous un résultat.

PROJETS.

Acid : On prépare le prochain album de la Brigade. Y a aussi mon solo qui est en gestation. Il est annoncé depuis longtemps mais il y a eu pas mal de projets qui sont tombés à côté… On prend le temps de faire les choses bien mais le projet « Acid » n’est pas abandonné. Il n’y a pas de date prévue pour le moment… on enregistre, on fera le tri, on fera des améliorations… mais il arrive.

INTERNET.

Certains d’entre vous ont internet ? Qu’en pensez-vous ?
Acid : Moi oui. Je pense que c’est très dangereux : tu cliques sur Pokémon et tu as une paire de fesses qui s’affichent. C’est comme tout, il faut savoir gérer. Il y a de tout dedans… Mais chacun est maître de lui même.

Votre position par rapport au MP3 ? Tout le monde n’a pas la même : ça peut servir à se faire connaître par exemple.
Acid : Le piratage est là, tout le monde subit. C’est le même problème que le graveur. C’est quelque chose qu’on ne maîtrise pas. Chacun voit son intérêt.
D.Vice : L’artiste qui dit que ça va lui permettre de se faire connaître au début, très bien. Mais dès qu’il faudra qu’il vive de sa musique, il ne verra plus ça du même œil.

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